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Séminaire transversal 2

Séminaire transversal : conférence de Liliane Louvel le 30 mars 2011 à 16h30, salle Jacques Cartier, Maison des Langues et des Cultures, Université Stendhal



Résumé :

Dans le cadre du séminaire transversal du CEMRA, Liliane Louvel, Professeur à l’Université de Poitiers, ex-Présidente de la SAES, fera une conférence sur « L’entreprise de profanation de Paul Durcan et la question du "dispositif" : Résilles et grésillements du sacré »



Contributeurs :

Liliane Louvel est l’auteur de L’Oeil du texte, Texte/Image, Le Tiers Pictural et de très nombreux articles sur la critique intermédiale.

Dans son ouvrage Crazy About Women publié lors de l’exposition éponyme qui eut lieu en 1990 à la National Gallery de Dublin, Paul Durcan, poète irlandais couple tableau et poème, texte et image. Mme le Professeur Louvel montrera comment le rapport « texte/image » pourrait se concevoir en termes de dispositif tel qu’Agamben l’a défini récemment à la suite de Michel Foucault entre autres : De fait, le lecteur se trouve face à un objet hybride qui le contraint dans sa lecture où « ça grésille » entre texte et image.

Cette lecture et la ré-vision des œuvres choisies dans le musée de Dublin sont alors soumises à une soigneuse entreprise de « profanation » par Durcan puisqu’il s’agit en effet de restituer à l’usage commun ce qui était tenu à l’écart, en l’occurrence dans un musée certes, mais surtout et avant tout ici dans le domaine du sacré puisque nombre des œuvres choisies par Durcan sont des œuvres canoniques.

Les trois iconopoèmes participent de la même entreprise paradoxale de « vénération », désacralisation et profanation. La question du temps se pose aussi, suscitée par la formule « d’après » qui joue sur les deux tableaux : d’abord une oeuvre est écrite « d’après » un tableau (de Brueghel) mais aussi « après » et la dialectique de l’image soumise au temps et donc à une lecture anachronique se trouve rejouée à nouveau dans le dispositif « à la » Durcan. Enfin l’une des composantes non négligeables de ce dispositif qui fonctionne comme un travail de profanation, est la composante érotique que Durcan active dans ses poèmes dotés d’une forte charge « amoureuse », ce qui reflète son rapport à la peinture ainsi qu’il le déclare dans l’introduction à son recueil de poèmes.

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